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 Une main tendue quand on ne l'attend pas...

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SUR TH DEPUIS : 20/08/2017
MessageSujet: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Ven 25 Aoû 2017 - 15:35

Une main tendue quand on ne l'attend pas...

Hope ○ Harvey


« La probable honte d'un père... »



Une brise fraiche caressa mon visage et me fit virevolter quelques mèches indisciplinées de mes cheveux rebelles. Il me fallut quelques longues minutes pour constater qu'elles commençaient à me chatouiller désagréablement le nez. Il faut dire que j'étais là, assise sur un banc du parc verdoyant, seule, dans une semi-obscurité nocturne, à ruminer inlassablement les mêmes faits… Je devais me rendre à l'évidence. J'étais une « mutante », une particularité de l'humanité, particulièrement nase ! J'avais découvert ma vraie nature il y a un peu plus d'un mois et apprenait par la même occasion que mon jumeau lui aussi était particulier mais, que lui l'avais découvert au début de son adolescence… Alors, déjà niveau timing j'étais grave à la bourre y'a pas de doute. Mais ce n'était pas étonnant, mon frère était le jumeau dominant, le plus fort de nous deux… Le jour de notre venu au monde j'avais failli m'étrangler avec mon propre cordon ombilical… Je devais probablement avoir eu une vision du futur et en me voyant au jour d'aujourd'hui j'avais dû vouloir en finir avec ma propre vie ou alors j'étais déjà un boulet de première… Quoi qu'il en soit c'était pathétiquement ridicule nan ?!

Ce n'est pas tout, certes j'étais à la traine mais, ce n'était pas tout… Le peu de mes « frères » que je connais aujourd'hui on des pouvoirs impressionnants… Moi je suis Animorphe. Ce qui pourrait être très classe si seulement je n'arrivais pas à me changer qu'en cinq formes ; le renard, le chat, la loutre, la chouette et le phoque. Même pas foutue de faire deux piafs identiques… Je n'arrive pas à donner à mon félin, ou n'importe lequel des cinq morphes, la même apparence d'une fois à l'autre… Un jour, pur siamois, un autre, chat de gouttière tout mité… Une des choses que je ne pouvais supporter était l'échec ! MES échecs ! J'étais très exigeante avec moi-même ! Mes exercices acharnés solitaire m'avaient permis de découvrir mes cinq apparences et surtout permis de réduire mes délais de retour à mon apparence normale. J'étais passée d'une bonne semaine à deux ou trois jours… Mais c'était déjà bien handicapant… j'avais d'ailleurs été renvoyé de mon école supérieure dans le domaine informatique à cause de mes absences injustifiées qui avait été pris pour du laxisme… FUCK !

Je jalousais mon jumeau qui lui avait les cinq sens et son agilité exacerbé… Tous les avantages de ma métamorphose sans avoir à ressembler à Garfield, quoi que, je peux vous assurer que son agilité à lui est limitée… j'ai pu expérimenter ça en vivant six jours sous son apparence ! Bref Liam était grand, beau, douée avec un pouvoir super "classieux" maîtrisé… Il ne se privait pas pour me le servir à toutes les sauces comme il savait que je pestais sur ça…FUCK FUCK !!

Je m'enlaçais nostalgiquement de mes bras. Notre père aurait été tellement déçu de voir quel incapable il avait engendré… Peut-être le savait-il déjà ce pourquoi il était parti… Etait-ce pour cela qu'il nous avait abandonné mon frère et moi… Je fus submergé d'un moment de panique… Non… pas ça… Je savais que je réagissais très mal à la panique. Je posais mon regard totalement apeuré autour de moi pour voir si j'étais seule et c'est là que je vis un joggeur quinquagénaire aux traits étrangement ressemblant à mon paternel… Sans doute qu'il ne lui ressemblait pas plus que ça mais, dans la pénombre et du fait que je pensais à lui à ce moment-là… Cela fini de me troubler. Je me mordis l'intérieur de la joue pour résister le plus longtemps possible… Au moins jusqu'à ce qu'il s'éloigne suffisamment pour ne pas voir ma… trop tard…

« pchhhhhhhhhhh »… Voilà que je feulais déjà de colère alors que j'essayais de sortir du débardeur et de la veste en jeans que j'avais mis ce jour-là. Si je pouvais changer mon apparence, mes vêtements eux ne suivait pas… Déjà que j'avais une garde-robe plutôt réduite, voilà que je devrais encore une fois abandonner mes affaires. Pas mes chaussures pffffffffff Fuck Fuck FUCK !!! J'étais si furax que je commençais à faire mes griffes de rage sur le débardeur… Puisque je ne les aurais plus, ils ne serviraient à personne d'autre tellement je leur aurais fait ma misère ! Ca faisait un bien fou en plus ! Je n'avais pas dit que c'était rationnel… Juste que ça faisait du bien ! Alors que je m'acharnais sur le tissu je perdis l'équilibre en me coinçant la patte dans l'interstice entre deux planches de l'assise du banc.Mon corps poilu bascula et tomba dans le vide, mais ma patte ne décida de suivre qu'après s'être anormalement tordue. Un miaulement guttural s'échappa de la gueule. *Bordel à cul ce que ça fait mal putain*… J'essayais de marcher mais… aïe… c'était trop douloureux. Je m'allongeais alors sur le sol… complètement dépité. Dans une vie antérieure j'avais dû faire un truc vraiment moche pour que ma vie actuelle se foute ouvertement de moi avec insolence… *Allez, qu'on abandonne ici… qu'on me laisse quitter ce monde tragique… Baissé de rideau, applaudissement du public… Merci au revoir…* Pensais-je en me roulant par terre. Heureusement que personne ne pouvait comprendre mes pensées, on m'aurait pris pour folle… Peut-être que je l'étais après tout…




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Dernière édition par Hope Everwood le Sam 26 Aoû 2017 - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Ven 25 Aoû 2017 - 18:02

une main tendue quand on ne l'attend pas...
Hope & Harvey



Il mange un kebab, Harvey. Il est assis dans l’herbe, une jambe tendue, l’autre repliée. Il a les doigts gras, il a de la sauce qui a coulé sur son tee-shirt, il a les doigts qui pèguent un peu. Il mange son kebab. Et il savoure, aussi. Le goût qui explose en bouche. La sauce un peu épicée qu’il a choisie, juste pour saturer un de ses sens, juste pour le plaisir de la sentir agresser ses papilles trop sensibles. Il mange un kebab, Harvey, qu’il a gagné en bonne et due forme, après avoir aidé le gérant à décharger un certain nombre de caisses, après avoir fait le ménage dans la boutique, après lui avoir tapé la discute et supporté une heure durant les nouvelles de toute sa famille, de son fils en train de faire le tour du monde à sa fille, partie étudier de l’autre côté de la frontière, où elle apprend un paquet de choses, mais rien d’utile, aux yeux d’un père vexé de voir ses enfants quitter à ce point le nid. Il mange son kebab, Harvey, et pour une fois depuis bien longtemps, plus rien n’existe d’autre que ce simple fait.

Il le bouffe, son kebab. Il n’entend plus rien. Il ne voit plus rien. Il ne sent presque plus la chaleur de la viande. Il se perd juste dans les odeurs et, bon sang, il se perd totalement dans le goût. Il n’est pas mauvais ce kebab, d’ailleurs. Et il songe déjà à aller en négocier un deuxième, dès qu’il sera terminé, pour ce soir ; il songe déjà à la suite : son esprit commence à se déconcentrer. Un halètement à côté de lui, c’est la fin du kebab, c’est le retour du reste de ses sens. Copenhague respire, allongé à côté de son maître mais les yeux rivés sur les passants, sur les pigeons, sur ceux qui pique-niquent tout autour d’eux, ceux qu’Harvey avait enfin réussi à oublier. A mettre de côté. Trop tard. L’ouïe revient. Les battements de cœur commencent à se faire entendre, avec insistance. Le sien. Celui du chien. Celui de la petite fille qui court, qui saute dans les bras de son père, qui éclate de rire. Celui des deux jeunes femmes qui se murmurent des confidences, sur ce garçon, en train d’affirmer à sa copine que non, il ne la trompe pas, alors que ses battements de cœur le trahissent. L’ouïe revient, le kebab prend fin et Harvey soupire. Et rouvre les yeux. Les détails de ce qui l’entourent le heurtent brutalement. Tout comme la luminosité. Voir mieux, sentir mieux, entendre mieux, ce n’est pas simplement voir plus loin, sentir plus finement, entendre plus loin, c’est se prendre la tête entre les mains pour endiguer la nausée causée par le trop. Il perd le contrôle, Harvey, de plus en plus souvent écrasé par ce qu’il est et ce qu’il ne peut tout simplement pas cesser d’être. Il perd le contrôle. Et Copenhague le sent immédiatement, se dressant sur ses pattes, lapant la joue de son maître, glissant sa truffe entre ses mains, se faufilant sur ses genoux. Harvey plonge les mains dans sa fourrure, commence à le caresser, dans ces mouvements circulaires mêmes qu’il faisait sur le flanc des vaches pour les apaiser, à la ferme Hollander d’abord, puis dans la ferme de ses parents dès qu’ils avaient pu acheter les premières bettes. Et aussi brutalement qu’il l’a perdu, il reprend le contrôle, il se raccroche à la réalité, réapprivoise ses sens. Et se rend compte que le jour a déjà commencé à décliner. Ils sont tous partis. Presque. Les amoureux sont encore là, en train de se tenir la main. Le mec ment toujours.

La petite fille est partie. On voit les traces d’une couverture, et même un papier plastique, un déchet du pique-nique. Harvey se rend compte que le temps a filé sans qu’il n’y prenne garde, et que pendant tout ce temps, il a été vulnérable. Ce qui est un problème. Sans s’embarrasser de paroles – parler tout seul n’est clairement pas une chose à faire quand tu as déjà des problèmes pour ne pas devenir fou – le voilà qui délie lentement ses membres ankylosés pour quitter le parc. Aucune notion de l’heure, son portable n’est de toute manière pas là, pas plus que sa montre au tic-tac angoissant. Aucune notion de l’heure, mais ce n’est pas grave, il ne comptait de toute façon pas se rendre à son travail ce soir. Tout comme il ne s’y est pas rendu hier. A un moment donné, voilà qui va commencer à lui poser des problèmes mais…

Harvey s’immobilise. Ses pensées se mettent en pause. Tout son être, jusqu’à son cœur, semble à l’arrêt. Une respiration. Humain. Un miaulement. Un chat. Inconsciemment, mutation à nouveau sous contrôle, il prêtait attention à tout ce qui l’entourait quand il y a eu un changement inattendu. Un jogger. Une respiration rapide. Une autre respiration. Et un miaulement. Sans plus attendre, Harvey laisse son ouïe prendre les devants et trie les sons dans son esprit pour n’en faire ressortir qu’un, au final. Le même. Feulement. Miaulement. Il arrive juste à temps pour voir une scène surréaliste se dessiner devant lui. Et une autre, se planifier : Copenhague se jette en direction du chat, dans un instant de chasse qu’Harvey l’ignorait possédait jusque-là. Une fraction après le chien, il se jette en avant, le mutant. « Copenhague, non ! » Le chien s’immobilise, la patte en l’air, à quelques centimètres du chat. Patte blessée, la vue d’Harvey lui a permis d’assister à toute la dégringolade de l’animal, malgré les mètres qui les séparaient alors.

Et son odorat, lui… l’odeur des habits est la même que celle de l’animal devant lequel il s’accroupit. « Copenhague, recule », autant commencer par ne pas avoir l’air menaçant. « Petit chat, tu t’es fait mal ? » Son murmure s’infléchit de douceur, avec un sourire aux lèvres. Il tend une main prudente. « C’est pas très mal de se transformer en plein lieu public, tu sais ? » Sa voix est toujours aussi douce : Harvey sait y faire avec les animaux, peut-être bien plus qu’avec les humains si on considère l’état de sa relation avec Daisy. « Est-ce que tu peux te retransformer ? Si oui, miaule, ou agite la tête une fois. Si non, deux. » Copenhague revient à proximité, Harvey lui lance un coup d’œil méfiant. Et c’est cette méfiance qui lui permet d’entendre des voix plus loin, à l’entrée du parc. Un doigt sur les lèvres, Harvey impose le silence aux deux animaux. Des échos lui parviennent, comme s’ils se trouvent à côté de lui. Et un juron s’échappe de ses lèvres. « Fuck, quelqu’un t’a vu. Du coup, mes questions deviennent plus qu’importantes, là. »



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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Sam 26 Aoû 2017 - 22:00

Une main tendue quand on ne l'attend pas...

Hope ○ Harvey


« Soit gentil ,laisse pas ton chien me bouffer... »



UJe n’étais pas si mauvaise que ça en théâtre… Je me roulais au sol jusqu’à ce que la voix d’un homme ne m’interpelle. Je me remis sur mes trois pattes et demie, ne pouvant poser la quatrième au sol. C’est alors que je me figeais en voyant un chien seulement à quelques mètres de moi. Euh… Merde ! Si le bougre se décide à se précipiter sur moi et de me voir comme diner potentiel, je suis foutue ! Impossible pour moi de prendre la fuite. Je devrais essayer de me débattre. Vu la taille de l’animal il me faudra être fourbe et utiliser mes griffes, viser sa truffe et ses yeux et tenter de lui faire le plus mal possible pour qu’il détale. Je n’avais aucune envie de lui faire du mal. Faire du mal à un quelconque animal me répugnait… Mais il faudra tout de même que j’essaie de sauver ma peau…

Je serre tant que je peux les fesses… façon de dire puisque j’en suis à ce moment précis dénué, alors que je vois le chien s’élancer. Fort heureusement il y a un humain à sa suite qui lui ordonne de ne pas me bouffer. Chouette idée, ça m’arrange vraiment ! Merci l’ami ! « Copy » se fige à l’arrêt. Prêt à faire feu si son maitre le lui autorise… non, non, couché le gentil Copynou, pas bougé… Recule ? Ah oui c’est bien ça ! Très bon choix. En sommant à son chien de reculer, l’inconnu s’approche tout doucement, s’en doute pour ne pas que je prenne la fuite, puis s’accroupit à mes côtés. Il s’adresse alors à moi d’une façon très niaise comme nous le faisons tous quand on parle à un animal ou un gosse. Maintenant que je suis du côté de celui qui reçoit les paroles, je vous garantis qu’on a l’air vraiment con ! Je suis d’humeur teigneuse et en plus j’ai mal… Je ne suis donc pas d’humeur à être sympa aussi j’analyse ces mots. « Petit chat »… Jusque-là, on a tout bon, bravo monsieur le génie… « Tu t’es fait mal » j’aurais bien continué à le rembarré intérieurement mais sa voix était devenue douce et rassurante. J’avais envie de lui tendre mes pattes avant pour lui faire comprendre de me prendre dans ses bras et de me câliner pour que je puisse chouiner à mort comme une gamine. Ce que je n’aurais jamais fait, j’avais ma dignité, mais rien ne m’empêchait de le penser.

J’étais face à un inconnu je ne savais rien de lui, et vu ce qu’il venait de dire, il avait l’avantage. Il m’avait vu me métamorphoser. Pas malin… pas malin… Je n’avais pas choisi d’enfiler mon costume de chat dans un lieu public pour le goût du risque ! Il me demanda alors si je pouvais reprendre ma forme humaine… J’aurais bien répondu selon le code mais il n’y avait pas l’option : je suis trop nul je ne maitrise pas mon don  aussi, oui je peux, mais pas d’une façon contrôlée… Avant de répondre je me mis à feuler sur le chien, qui se rapprochait pour prendre place à côté de son maitre. Comme « mon sauveur » porta son attention dessus je pus m’asseoir et entreprendre ma réponse codé. Je commençais à miauler quand le malotru me somma de me taire. Je rêve ou tu viens me « ta geuler » ? Tu veux que je te lacère une testicule ou quoi ? Je décidais de me concentrer sur mon ouïe pour définir ce qu’il écoutait. C’est étrange, ce mec devait avoir une ouïe très fine aussi pour entendre les voix éloignée. Intéressant…

Effectivement comme il venait de le formuler, on avait vu mon morphing, j’étais dans la merde. Il était devenu urgent de lui répondre… Chose que j’aurais fait si tu ne m’avais pas interrompu !!!! C’était quoi déjà le nombre de miaulement pour dire : je suis dans la merde ? ha oui…

- Miaou Miaouuuuu !!

Je boitillais vers lui tant bien que mal et me hissa sur mes pattes arrières afin de poser celles de devant sur son torse pour qu’il me prenne dans ses bras. Heureusement qu’il était accroupi le bougre ! *Emmène-moi où tu veux chéri, je te suis…*. Je n’avais pas trop le choix, ne pouvant fuir pour me réfugier quelque part à l’abri, je devais me résigner à compter sur cet homme et son poney à grandes dents ! Pour lui faire comprendre que j’avais « confiance » en lui. Je ronronnais légèrement en me frottant la tête dans son coup.  Une fois ceci fait je cru mourir de honte en me rendant compte de ce que je venais de faire. J’aurais pu rougir, je serais devenue pivoine ! Je n’avais été que très rarement proche physiquement d’un homme de pars ma difficulté à communiquer avec la gente masculine surtout quand elle était charmante. Voilà que je me frottais à l’un d’entre eux sans le connaitre… Il semblerait que je sois moins farouche sous une forme animale… Il faut dire que la forme que je prenais agissait énormément sur moi. Il m’arrivait d’être submergé de leur instinct… et puis je n’avais physiquement plus rien de mon moi humain, c’était vraiment plus simple. Toujours est-il qu’il se releva et commença à marcher. Je ne savais pas où nous allions mais je ne pus m’empêcher de miauler en tirant, via ma dentition féline, sur son col. Quand il posa un regard interrogateur sur moi je me mis a regarder avec insistance vers le banc en ponctuant d’un petit « mrou ». Mec tu as des mains toi, sois sympa récupère mes affaires !! J’adore ces chaussures !! Je suis trop bien dedans je te jure ! Je ne suis pas une meuf à shopping, j’en veux pas d’autres !!! Bon ok y’avais plus urgent mais je vous jure que je ne suis pas une femme vénale, matérialiste. J’aurais abandonné n’importe quelle paire de chaussures mais celle-là était particulièrement confortable. Un autre petit câlin dans son cou… On n’attire pas les mouches avec du vinaigre comme on dit. S’il te plaiiiiiiiiiiiiiit…





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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Mar 5 Sep 2017 - 21:03

une main tendue quand on ne l'attend pas...
Hope & Harvey



Copenhague, à l’image de son maître, n’est pas un chien méchant. Il a bon fond, malgré son poil hirsute et ses mauvaises manières. Il a bon fond, il est fidèle, loyal jusqu’au bout, il ne rechigne pas à aller au devant du danger s’il le faut et ça ne le dérange pas d’aller lécher la main d’un inconnu. Harvey est bâti dans le même moule, à la différence qu’il ne lèche pas les mains - non merci - mais qu’il va les saisir pour aider les gens à se relever. Copenhague et Harvey, donc, se ressemblent par bien des points. Mais Copenhague a le mérite d’obéir à Harvey : il s’arrête donc dès que son maître le lui ordonne, à quelques pas à peine d’un chaton terrifié - vu la taille de l’animal, Harvey hésite vraiment à appeler ça un chat. Bon chien. Bon maître : Harvey s’accroupit pour fixer la bestiole-qui-n’en-est-pas-vraiment-une dans les yeux et commencer à faire ce qu’il a toujours su faire : apprivoiser. Depuis qu’il a découvert sa mutation, sa vie a consisté à apprivoiser ses sens, à se discipliner, à contrôler ce qu’il est, ce qu’il sent, ce qu’il entend, ce qu’il voit. Depuis qu’il a découvert sa mutation, depuis que ses parents ont fait le sacrifice de quitter New-York, leurs boulots et le bruit pour l’immensité vide du Texas, Harvey a appris au contact des animaux. Dans la ferme des Hollander, puis parmi les élevages de ses parents, il a appris. A avoir une voix douce. A regarder dans les yeux sans menacer. A les approcher sans les faire fuir. A les rassurer, comme il le fait à cet instant, tout en lui confiant avec un petit sourire aux lèvres qu’il sait son petit secret.

Le chat face à lui n’est pas un chat, c’est une personne. Une transmutante qu’il a entendu se transformer, une humaine dont il sent l’odeur actuellement, collée aux fringues, collée aux poils du chat, au chat à l’odeur similaire et à peine différente. Un chat, une humaine, une transmutante suffisamment inconsciente pour se transformer au milieu d’un parc tout en ne contrôlant rien, c’est une évidence. Sinon elle ne serait pas là, devant lui, avec une patte abîmée. Les chats sont trop souples, réactifs et ont un trop bon équilibre pour se blesser aussi bêtement, de cela, Harvey en est certain. Face à l’animal, il entreprend de comprendre les limites de Chaton - surnom provisoire - et de se renseigner sur ce que Chaton peut faire. Comprend. Maîtrise. Un miaulement, un mouvement de tête, le code est simple et… et trop long à mettre en place, Copenhague s’approche, Chaton feule, l’attention d’Harvey est déjà déployée tout autour de lui.

La mise en garde de son chien n’est pas anodine. Ils se ressemblent tous les deux, dans leur paranoïa. Harvey tend l’oreille. Entend des voix. Comme si elles étaient à côté de lui. Un miaulement, il intime le silence aux deux bestioles, d’un geste, il condamne toute désobéissance. Et il comprend vite de quoi toute cette agitation relève : le juron qui franchit ses lèvres veut tout dire. Et face aux deux miaulements - Miaou Miaouuuuu !!, qui répondent à ses questions, le voilà qui se retrouve hésitant. Il entend les pas qui se rapprochent, avise le parc désert, le chat qui pose ses pattes sur son torse, sans plus aucune crainte désormais : Chaton a compris qu’ils sont dans le même camp et plus ou moins dans la même panade, Harvey ne compte pas l’abandonner là. Pas plus qu’il ne compte abandonner les fringues perdues sur le banc, contrairement à ce que peut croire l’animal inquiet.

Harvey ne murmure pas à l’oreille des chats, non, mais son ouïe, ses sens exacerbés l’en rapprochent dangereusement et il entend même le plus discret. Cette posture animale, la crispation de ses muscles, le boitillement de sa patte, les modulations dans les miaulements… Il hésite oui, mais il n’hésite pas si longtemps que ça sur l’attitude à tenir : “Bon allez, je t’exfiltre, on va essayer de déblayer tout ça”. Une main attrape le chat, l’autre rafle les habits, et Harvey ne tarde pas plus dans le coin, gardant une oreille sur les pas, toujours plus proches, toujours plus pressés, qui s’éloignent soudain au rythme de ses pas. Merde, j’vous jure qu’elle était là ! Un sourire, ils sortent du parc. Un passage piéton, ils empruntent une ruelle, une deuxième, Harvey ne parle pas, les oreilles toujours rivées sur la personne qui les cherchait. Il sait s’y prendre, il sait ancrer son attention sur une personne et continuer à l’entendre comme s’il avait son oreille collée sur sa poitrine, même lorsqu’il s’éloigne. Il sait faire ça, à la condition qu’on ne le distraie et Copenhague est aussi là pour ça : le protéger, le guider, assurer ses arrières. En quelques minutes, l’épaule d’Harvey rencontre une porte, il cale le chat sur son épaule, extirpe une clé de ses affaires et entre dans le local de services situé derrière l’école primaire. Il fait partie des agents d’entretien, il y a accès. Même s’il ne brille pas par sa présence à son travail en règle générale. Là, enfin dans une sécurité des plus relatives, il dégage une table et pose l’animal dessus.

“Bon. Tu ne pouvais pas te retransformer là-bas, mais ici, tu peux Chaton ?” C’est une vraie question qu’il lui pose. Il ne sait pas comment fonctionne ce genre de mutation pour la simple raison que ce n’est pas la sienne mais… mais tout comme il a appris à Daisy à se concentrer, il peut apprendre à Chaton à le faire à son tour. “Je sais pas si ça peut t’aider, mais concentre toi sur quelque chose qui est propre à ton toi humain. Comme… hum… ton shampoing, l’action de te laver les cheveux. Ou même manger un plat de raviolis. Quelque chose que le chat ne connaît pas.” Il fait une pause. “Tu vois ce que je veux dire ? Essaye de faire ça, je regarde si on a de quoi soigner ta patte. Ou ta main. Ou ton pied. Ou quoique ce soit au juste.”

Il se détourne de Chaton, les oreilles aux aguets pour anticiper une attaque ou une trahison, commence à fouiller dans la trousse de secours.



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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Ven 8 Sep 2017 - 10:47

Une main tendue quand on ne l'attend pas...

Hope ○ Harvey


« Retour à l'école primaire... »



"Bon allez, je t’exfiltre, on va essayer de déblayer tout ça”

A la bonheur ! J’avais beaucoup de chance d’être tombé sur ce gars. Il me hissa dans ses bras non sans mal au vu de ma forme chétive. Oh bien sûr, rien n’aurait pu me confirmer que ses attentions étaient pur… Après tout qui pouvait m’assurer qu’il n’était pas un chasseur ou l’ami de l’un d’entre eux à qui il allait me livre ?! Je ne suis pas une femme naïve… Au vue de la situation et à ce moment précis je n’avais pas d’autre alternative que de devoir lui faire confiance à minima. Quand je m’étais rendu compte que l’inconnu portait attention à une conversation qu’une oreille humaine n’aurait pu distinguer, j’avais alors la preuve qu’il était de ma « famille ». C’était l’un des miens. A moins qu’il soit un traitre, je le voyais mal copiner avec l’ennemi… Blotti ainsi dans ses bras je humais son odeur qui n’avait rien de malveillant, mon instinct de chat me le disait….

*mrou* suppliais-je pour qu’il n’abandonne pas mes chaussures derrière nous. Il fit bien mieux car il se saisit du tout. Nous voilà parti ! Bon dieu ce que je peux avoir mal. Par instinct je me lèche la patte comme si cela pouvait avoir un quelconque bienfait guérisseur. L’homme avance vite ce qui me fait quelque peu balloter et fait poindre le mal à son paroxysme, mais je ne dis rien. Il se hâte pour nous mettre en sécurité. Oui nous ! Nous sommes indéniablement dans le même bateau. En décidant de me sauver il s’expose lui aussi à un potentiel danger d’être découvert. Je lui serais redevable pour ça !

Je ne peux être qu’impressionné de la complicité que mon sauveur et son chien partage. Il n’y a pas de doute que l’humain avance presque à l’aveugle tellement son attention est porté autre part. Sans doute vers le potentiel danger en arrière. Toujours est-il qu’il finit par heurter une porte. L’animal ne l’a pas prévenu, sans doute parce que nous sommes arrivé à destination ? Je reconnais les lieux pour y avoir passé devant bon nombre de fois. L’école primaire. Bien curieux endroit de repli… Il a les clefs, hum… Donc il travaille ici… directeur ? Je jette un regard à la volé à mon sauveur et me sert de mes souvenir pour le revoir de pied quand il c’était approché. Non, de toute évidence ce n’était pas le directeur. Ce gars respirait le laxisme et la décontraction extrême… Professeur ? Il avait la douceur et la pédagogie pour ça, mais en aucun cas je le voyais au milieu de vingtaine de petits Chouinard qui aurait pu troubler sa relaxation… Agent d’entretien ? Oui peut-être pourquoi pas… peut-être que je me trompais complètement après tout je ne le connais pas ce type… C’est pour cela que je ne m’avançais pas sur sa situation. L’habit ne fait pas le moine à ce qu’il parait…

Un petit piaillement de douleur s’échappe de ma gorge quand l’homme me pose sur la table. Il l’a fait avec toute la délicatesse du monde, pourtant je souffre énormément. Je ne suis pas du genre à me plaindre pourtant, en cas de douleur, bien souvent des râles, cri, ou tout autre bruit et expressions, s’échappent de nous d’une façon incontrôlée. C’est le corps qui expose ces limites au-delà de notre volonté.

D’une voix douce il me pose une question. Je baisse la tête à cause de la honte. Je ne peux me changer ici pas plus que je ne le pouvais là-bas. Le problème n’était pas les gens ou le parc, la preuve je m’étais métamorphosé en chat, le problème c’était moi ! Mollement deux petits miaulements se font entendre de ma gueule. Timides, penauds… Suite à quoi l’inconnu me donne des conseils pour pouvoir reprendre ma forme humaine. J’ai déjà essayé de me concentrer… Mais ça ne marche jamais. Pourtant je vais faire l’effort car après tout on ne sait jamais. Avec ses ondes positives, cela peut m’aider quelque peu…

Me voilà en position assise non sans mal alors que mon sauveur arpente les lieux en tous sens pour trouver de quoi me soigner. Je ferme les yeux. Je fais tout d’abord le vide jusqu’à ce que ses bruits de pas se fassent de plus en plus lointain… Jusqu’à ce que je ne les entende plus… Je m’imagine conduire, brosser mes cheveux, enfiler des chaussures, payer mes factures, pincer mon frère Liam… Une sensation de mal être m’envahit alors que je commence à penser à mon père… Le problème est que j’étais bien mieux sous ma forme animale car je m’éloignais de ce que j’étais, de la honte que j’étais… Notre père à Liam et moi avait disparu du jour au lendemain. Bien qu’il ait stipulé dans une lettre que c’était pour nous protéger, je n’avais vu la chose que comme un abandon… ET plus tard à cause de mon don que je ne contrôlais pas, j’en avais déduis que déjà à ce moment-là mon père avait vu que je ne valais rien. J’avais beau me cacher derrière mon côté grande gueule rigolote et castagneuse, la vérité était que je n’avais pas du tout confiance en moi, pire encore, je ne m’aimais pas ! Aussi grâce à mes métamorphoses je m’éloignais de celle que j’étais. Pitoyable n’est-ce pas…

Quoi qu’il en soit j’essayai une nouvelle fois de me détaché de ce sentiment négatif que mon père me procurait pour penser à autre chose. Liam. Il était tout pour moi pourtant j’avais la peur innommable qu’un jour l se rende à la même conclusion que notre père et qu’il m’abandonne à son tour. Ne pas penser à ça. Ne pas penser à ça ! Mes petites moustaches donnaient des petits à-coups, signe que j’étais dans une réflexion intense. Bien, je laissais une nouvelle fois aller mes pensées. Boire un bon café, avec une cigarette occasionnellement, boire une bière, manger un bon burger juteux qui dégouline sur les doigts, prendre un bain, boire dans la cuvette des toilettes… Hein ?? Quoi ?? Cette pensé me dégouta quelque peu alors que mon petit museau commençait à se dentier… Un mouvement d’air chaud nauséabond venait s’écraser sur ma tête par saccade. J’ouvrais enfin les yeux pour tomber nez à nez avec le gros museau du canidé qui faisait une fixette sur moi. En découvrant sa silhouette un peu trop près à mon gout je bondi en arrière tous poils hérissé en feulant et en envoyant les griffes dans l’air. Il sembla me regarder dubitativement. Je ne l’impressionnais guère et qui aurait pu lui en vouloir… j’étais mignonnement ridicule !

Au moment où j’avais bondi en arrière, une douleur tel une lame acérée me transperçant la chaire, me fit déraper et je retombais sur mon flan droit. Arg… « Ma vie c’est de la merde  !! » pensais-je en restant allongé alors que pu du bec se décidait à me faire la toilette de sa grosse langue baveuse… Au moins il n’avait plus envie de me bouffer c’était déjà ça… Je n’avais même plus la force de protester. J’aurais au moins aimer lever une de mes pattes avant pour lui pousser un peu le museau afin de lui faire comprendre de me laisser tranquille. Mais de un, ça n’aurait servie à rien car il semblait ultra déterminé le bougre. De deux j’étais bien trop faible et j’avais bien trop mal. Je préférais garder mes forces pour un potentiel gros danger. Je me contentais de miauler mollement pour essayer d’attirer l’attention et pour montrer un futile désaccord avec la situation. « Machin… machin revient… »… Suppliais-je intérieurement. Je ne connaissais pas l’identité de mon inconnu. Ne pouvant la lui demander je ne savais pas comment le surnommer… Monsieur Kebab ? J’avais parfaitement pris connaissance de ce délicat fumé qui recouvrait ses doigts quand il m’avait pris dans ses bras. J’avais même osé un petit coup de langue discrètement sur son index à ce moment-là. C’était bien trop tentant ! Bon dieu ce que j’avais la dalle ! Il était tard je n’avais rien mangé de la journée et la contrariété n’aidais pas. J’aurais mangé un cheval en salade. Mon petit bidon gargouilla alors que l’humain revenait vers nous.

- Miiiii… Miaaaaaa… Mrou


Traduction ; j’ai super mal, j’ai super faim et ton chien pu clairement de la gueule, sauve moi ! Mon dieu que c’était difficile de se faire comprendre sous une forme animal, surtout quand tu étais blessé et qu’un mastodonte essayait de te curer les oreilles et tes naseaux avec une langue qui faisait presque ma propre taille actuelle !


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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Ven 15 Sep 2017 - 22:58

une main tendue quand on ne l'attend pas...
Hope & Harvey



Bien. Quelques minutes - heures ? - plus tôt, Harvey mangeait un kebab, tranquille, dans un parc. Le voilà maintenant dans un local de service, au milieu des étages de produits ménagers, de balais et d’aspirateur, face à un chat, en train de lui parler et de temps de lui faire reprendre forme humaine. Quand les choses ont-elles commencé à vraiment dégénérer ? C’est une excellente question mais c’est surtout une perte de temps que de se la poser. Harvey a appris à l’aide de ses parents humains à gérer une mutation précoce, il a appris à Daisy à gérer la sienne, bien des années plus tard et dans les deux cas, un point commun se détachait du reste : le contrôle n’était qu’une affaire de concentration. De concentration sur un sens, de concentration sur une personne, de concentration sur une émotion, toute particulière. Il n’est pas animorphe, Harvey, mais c’est un transmutant lui aussi et… Et. S’il a pu apprendre à filtrer les sons, à redéfinir ses sens, à redéfinir ses limites, à se redéfinir alors qu’il n’avait que douze ans, alors cette jeune femme - parce qu’il est certain que ce chat est une chatte - devrait totalement en être capable. Aux yeux d’Harvey, il devrait juste lui suffire de se concentrer. Trouver son point central. Son point d’équilibre. Son point de bascule.

Et de toute évidence, ce n’est pas gagner : devant les yeux d’Harvey, Chaton baisse la tête de honte, augmentant encore son capital de like si une vidéo était postée sur Facebook ou Instagram. Chaton s’asseoit, Harvey tente d’expliquer, donne de poser des pistes, d’aiguiller son apprentie - vu que visiblement c’est bien parti pour être le cas, impossible que le transmutant la relâche dans la nature sans être sûr qu’elle ne finira pas en descente de lit pour le premier hunter venu. Il l’observe un instant, le temps d’être sûr que le message est passé, se détourne aussi, pour anticiper une éventuelle - et plus que probable voire certaine - nudité de Chaton une fois redevenue humaine.

Il se détourne, commence à fouiller sur une étagère, puis dans des placards. Le bruit est ambiant, omniprésent, Harvey frémit encore de sa perte de contrôle précédente, retrouve encore ses marques, laisse son attention voltiger de la respiration de Copenhague à celle de Chaton en passant par l’étonnant mélodie que lui seul entend du métal frôlant du métal, du tissu frôlant sa peau, des sons infimes, presque inexistants, qui le rendent sourd à tout le reste et… Chaton feule, Harvey se crispe, écoute, n’entend rien de particulier. Chaton s’est bien déglingué la patte, de toute évidence, et il n’a mis la main que sur des bandages à échelle humaine, rien de bien probant.

Chaton feule, Copenhague halète, Chaton miaule et Harvey se décide à se retourner. - Miiiii… Miaaaaaa… Mrou Pour voir son chien fixer la mini boule de poil avec curiosité. « Copenhague. » L’animal tourne la tête, de grands yeux interrogateurs. « Laisse Chaton tranquille, veux-tu ? » Son index pointe un coin de la salle. « Allez, va là-bas, laisse la. » Le chien hésite, Harvey insiste, le chien hésite encore, Harvey refuse de bouger d’un iota, et Copenhague se décide à bouger et à aller s’allonger un peu plus loin, comme pour mieux bouder et cesser de faire le chien de garde attentif.

Le mutant, lui, se reconcentre sur le chat dont il se saisit avec douceur et fermeté par la peau du cou, comme le ferait la mère de Chaton si elle était un chat. A moins qu’elle n’en ait vraiment été un et que depuis le début, il s’amuse à parler à un vrai chat. « Bon, si je comprends bien, c’est un échec. » Sa main droite tient le chat, la gauche va examiner les pattes pour trouver la blessée. « Tiens toi tranquille, me griffe pas s’il te plaît. » Et il redépose le chat, avec douceur, le force à s’allonger sur le dos. Continue à faire la causette tout seul. « Je suis pas véto, j’ai vaguement trait une vache quand j’étais môme. Donc même si je vais essayer de ne pas te traire par inadvertance et que j’ai les notions de premiers secours sur les êtres humains, faut pas m’en vouloir si je fais de la merde, okay ? » Au moins, il se dédouane, tente de palper la patte, de chercher s’il y a fracture - mais qu’est-ce qu’il en sait ? - ou autre, il n’a même pas de sang sur les doigts. Harvey ne peut strictement rien faire, il s’en rend un peu trop - ou pas assez - vite compte et libère Chaton pour tirer une chaise et s’y asseoir à l’envers, coudes appuyés sur le dossier. « Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? »

Il n’en sait rien. Oh, il pourrait la ramener à Uprising, ils sauraient quoi faire, mais… mais. Non, vraiment, il n’en sait rien. Il a bien sû aider Daisy, fut un temps, il ne peut pas être si impuissant que ça, non ? « Ca t’arrive souvent ? Est-ce que tu sais la sensation que ça te fait de te transformer, dans un sens ou l’autre ? Tu peux pas… penser si fort à cette sensation que ça la provoquera ? » Il essaye de trouver des idées, mais pour être franc… « Perso, j’ai les sens constamment à fleur de peau. Quand je dérape et que je perds le contrôle, je suis submergé et ça va jusqu’à l’évanouissement, du coup, j’ai appris à contrôler ça, tu vois ? » Bien sûr que non, que Chaton ne peut pas voir. Elle ne peut pas s’imaginer parce qu’elle n’a pas cette mutation. Tout comme Harvey est incapable de se projeter dans le corps d’un chat. Et c’est tant mieux : ça ne l’intéresse pas. Un soupir. Sa voix se fait plus douce, comme lorsqu’il parlait à sa petite Violet qui ne comprenait pas l’intérêt de l’école. « Il faut que tu trouves le point d’équilibre, un point central sur lequel te concentrer, au départ, un point de repère. T’es pas tout à fait humaine, Chaton, faut que tu t’y fasses, mais t’es pas un chat non plus. T’es autre chose et faut que tu trouves cet autre chose pour que tu trouves le chemin vers le reste. » Est-ce que Chaton comprendre ? Non, certainement que non, il doit parler dans le vide.

« Après, si jamais tu te retransformes en humaine dès que tu dors, je peux toujours t’assommer, hein. Mais tu ne repartiras pas à quatre pattes, compris ? »



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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Jeu 28 Sep 2017 - 15:32

Une main tendue quand on ne l'attend pas...

Hope ○ Harvey


« Retour à l'école primaire... »



"JJe suis soulagée en voyant enfin Copy aller se coucher un peu plus loin, non sans essayé de négocier l’affaire. Bientôt je me sentais presque léviter quand l’humain se saisit de la peau de mon cou. On l’avait déjà fait une fois mais c’était beaucoup moins délicat, j’avais eu l’impression que ma peau se décoller de mon corps pour rester dans la main de mon agresseur. Une expérience très douloureuse aussi j’appréhendais celle-ci. Je fermais les yeux, oreilles baissées en attendant la douleur… Mais non rien. Mon corps se figeait malgré moi mais je ne souffrais pas. Je me sentis presque nu sous le regard de cet homme qui me tournait dans tous les sens. Le voici qu’il me trippote, certainement pour chercher ma blessure qu’il trouvé rapidement sous mon indication de feulement. Bien sûr que non je ne vais pas le griffer… Ne mors pas la main qui te nourrit… ne griffe pas celle qui te soigne… Ok la deuxième est de moi mais quand même, c’est un bon dicton je trouve !

Si c’est un échec ? C’est même pitoyablement lamentable oui ! L’inconnu m’affirma alors qu’il n’était pas véto… Ha oui je confirme ! Mon frère l’était et cet humain s’y prenait comme un pied ! Mais il était si mignon à essayer ! Oui enfin je le trouvais mignon jusqu’à ce qu’il me confie qu’il avait essayé de traire une vache. Mec si tu essais de me traitre je t’arrache un globe oculaire !! Bien malgré moi je ponctue ses recherches de petits miaulements plaintifs. J’ai vraiment mal. Finalement il abandonne plutôt que de faire n’importe quoi et d’empirer la situation.

Il réfléchit enfin à haute voix. Qu’est-ce qu’on allait faire de moi ? Vas-y, pique-moi… Marre de ce monde cruel ! Trop shakespearien ? Je l’écoute une nouvelle fois parler. Ma tête pivote sur le côté pour exprimer mon incompréhension. Non je ne sais pas tout à fait ce qu’il est ni ces capacités car oui je me doutais qu’il était comme moi, différent.

Malheureusement non, même s’il m’assommait je ne reprendrais pas forme humaine… Il fallait du temps je ne sais pourquoi. Je fis un petit bon en arrière de peur qu’il essaye quand même avant de me reposer sur mon arrière train. Je me mis à plonger mon regard dans le sien.

« J’ai faim j’ai faim j’ai faim j’ai faim j’ai faim j’ai faim… » Comme si l’idée que j’ai les crocs puisse poper dans son inconscient. J’avais besoin de retrouver des forces avant toute chose. De dormir et de manger… Assouvir mes besoins primaire quoi ! Je m’approchais de lui une nouvelle fois pour lui sentir les doigts et les lécher avec gourmandise. J’aurais donné n’importe quoi pour un kebab !!



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MessageSujet: Re: Une main tendue quand on ne l'attend pas...   Dim 8 Oct 2017 - 17:29

une main tendue quand on ne l'attend pas...
Hope & Harvey



Harvey n’est clairement pas vétérinaire. C’est certainement un défaut, à n’en pas douter c’en est un actuellement, mais voilà, c’est surtout un fait : il n’est pas vétérinaire. Ses expériences avec les animaux se limitent à l’existence de Copenhague à ses côtés, de quelques soins observés auprès du bétail possédé par ses parents lorsqu’il n’était encore qu’un ado, mais voilà. Il n’est pas vétérinaire et il a beau savoir que Chaton est blessée, que Chaton a mal et que si Chaton miaule, c’est parce qu’elle aimerait bien avoir un doliprane, non seulement il doute sérieusement de l’efficacité des médocs sur les animaux mais en plus… et bien en plus, il ne sait même pas si ça suffirait. Quelqu’un a déjà réussi à endiguer la douleur d’une entorse avec de l’aspirine ? Autant bouffer une salade de pissenlit, Harvey est à peu près certain que ça aurait le même effet.

Il se reconcentre sur le chat, tente d’ignorer les feulements, fait la conversation pour deux également parce que le silence l’insupporte par moment. Et repose finalement l’objet de son étude, face à l’échec plus que cuisant de sa tentative d’expertise. Voilà voilà. Harvey commence à être véritablement à bout de ressource. Il faudrait qu’ils puissent communiquer, il faudrait qu’il puisse juste arriver à la guider vers une forme humaine. D’ailleurs, si pour ça il faut qu’il l’assomme, Harvey n’y voit pas plus de problème que ça : le chemin le plus direct est souvent le plus rapide et le meilleur, et honnêtement, il n’a réellement plus aucune idée de génie. Et donc l’assommer… visiblement, vu le bond que Chaton fait, « Okay, compris, tu n’es pas partante pour l’endormissement forcé. », okay, c’est une solution qu’il exclut pour le moment. Qu’il exclut, hein. Pas qu’il oublie. Il la plie juste soigneusement pour la ranger dans sa poche sans la froisser, et la garder à portée de main. Assis sur la chaise, les coudes appuyés sur le dossier, il fixe la boule de poils. Bien, bien, bien. Qu’est-ce qu’on peut bien faire d’elle ? La question ne quitte pas son esprit. Il sait qu’ils sont en sécurité, mais il sait aussi que la plaque est plus que temporaire, qu’il suffit qu’un de ses collègues se pointent pour qu’il ait à justifier non seulement la présence de Copenhague – qui n’a rien à faire là, hein – mais aussi celle d’un chaton et de fringue de femme, parce qu’il ne faut pas les oublier, celles-là, non plus. Harvey soupire, fixe le chaton qui miaule, tend sa main pour le laisser lui lécher le bout des doigts, histoire d’enlever l’odeur de kebab et… Ah.

Oh. Harvey fronce les sourcils, retire sa main. « Je rêve ou tu crèves la dalle, en fait ? » Il se lève, à nouveau, d’un coup de pied, il renvoie la chaise à sa position initiale et finit par réellement comprendre qu’ici, oui, ils ont pu se planquer de prime abord mais sinon… Il consulte son téléphone, consulte également ses messages, regarde l’heure. Se mord la lèvre. « T’es partante pour de la pâté pour chat ? Parce que je doute que ton organisme soit okay pour un kebab, hein. Et je sais que Copenhague n’a pas intérêt à bouffer un cran de chocolat de sa vie, donc qu’il y a sûrement des trucs qu’un chat peut pas bouffer. » Surtout qu’ici, il n’y a rien à bouffer. Un nouveau soupir, Harvey cherche où ils peuvent aller pour non seulement se trouver à bouffer mais aussi – voire surtout – se poser un peu plus que là. Parce que c’est pas qu’il n’a pas de maison ou d’appartement, mais c’est un peu qu’il… « Ecoute, Chaton, le problème, c’est pas que je veux pas aller te cuisiner une plâtrée de pâtes ou un pot-au-feu, mais on va dire que j’ai pas vraiment de cuisine. Je crèche dans la rue, et l’endroit où je garde mes fringues et mes affaires, je suis pas sûr qu’ils kiffent l’idée que je ramène une inconnue, tu vois. T’as une maison peut-être ? »

Il extirpe de ses poches un bout de papier et un stylo – c’est fou ce qu’il garde dans ses poches, parfois il se demande si elles ont réellement un fond – et crayonne rapidement les vingt-six lettres de l’alphabet, en se relisant trois fois pour être sûr d’avoir le compte. Il revient près du chat, le capuchon perdu dans sa gueule comme une clope, étendant le papier à côté du chat. « Si t’es okay pour qu’on aille chez toi, tu m’épèles ton adresse. Sinon tu peux aussi m’épeler fuck you, mais bon. Ca ne nous aidera pas. T’as du fric dans tes fringues ? »


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