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 [Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.

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MessageSujet: [Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.   Ven 15 Sep 2017 - 16:29

My only mistake, is to be an idiot.
How sweet to be an idiot. As harmless as a cloud, too small to hide the sun. Almost poking fun, at the warm but insecure untidt crowd. How sweet to be an idiot, and dip my brain in joy. Children laughing at my back, with no fear of attack. As much retaliation as a toy. How sweet to be an idiot, how sweet.


Ce n’était pas souvent que Marcus se trouvait toute la sainte journée à l’agence, bataillant entre sa concentration digne d’un chiot, et un écran d’ordinateur, qu’il n’avait pas l’habitude de fixer aussi longtemps. Si l’on omettait pour les jeux vidéo, bien évidemment. Punit… voilà l’impression qu’il avait. Lui qui était toujours par monts et par vaux, dans une organisation badine qui n’appartenait qu’à lui. Marcus avait toujours préféré la pratique à la théorie. Parlez lui d’administratif et il serait capable de s’évanouir. Administratif ? Berk, pouah, non… ! Une allergie ! Un peu comme Gaston avec le mot travail. Sauf que le mutant en avait un peu plus dans sa liste. Bureau, papier, paperasse, rapport, compte rendu. ATCHA ! C’était plus un rhume là, c’était une grippe !
Seulement arrive un moment où l’on n’a pas le choix. Hélas. La petite dont il s’occupait ce jour, se trouvait en vacances avec ses parents. Du moins, vacances… en cure. Cependant vacances passait mieux. Et ce, pour une semaine et demie. Puis il y avait eut d’autre désistement. Ça arrivait, hélas aussi… Son emploi du temps en avait été tellement allégé, qu’il avait l’impression qu’une souris temporelle était venue grignoter son planning, pour transformer son quotidien en emmental.
Par conséquent, son patron en avait profité pour lui tomber dessus, à bras raccourcis. Le bougre, que diantre ! Comment ça il avait du retard dans le suivit des dossiers de sa compagnie ? Même que pas vrai. Trois semaines… et demie… Ce n’était pas du retard ça, juste un petit, tout petit, léger, contre temps. Non ? Ok…
Jackson beau avait être un patron du genre paternaliste, gentil, patient, flexible… Fallait pas trop abuser de sa gentillesse trop longtemps non plus. Les compétences de terrains c’était bien. N’avoir que des éloges des "cousins" de Marcus, c’était très bien aussi. Cependant, la procédure, c’est la procédure. Et ses comptes rendus, personne ne pouvait les faire pour lui. Triple hélas…

Là-dessus, le mutant admirait énormément son coloc. Jedi avait cette capacité à tout gérer parfaitement dans son travail. Autant à l’hôpital qu’en dehors. Toujours à jour, toujours à travailler parfaitement bien. Des fois il se demandait s’il ne passait pas sa vie à ça : travailler. Lui n’était pas de ce bord là. Tout dans la paresse et l’oisiveté. Sans cesse remettre au lendemain, avec l’organisation d’un malade d’Alzheimer. Toujours à courir après le temps. A croire que sa mutation était une énorme farce faite à son caractère. Etre capable de manipuler le temps, mais pas fichu de le gérer convenablement. Cette maudite mutation qu’il conservait, juste parce qu’il avait fait cette promesse à Charlie. A quoi bon, alors qu’il ne s’en servait même plus… Ou du moins très rarement.

Ses iris fixèrent le curseur, clignotant sur une page désespérément vide, avant de se perdre par la fenêtre, observant les feuilles tournoyer sur le parking. Soupir. Son souffle marqua le verre de buée, lui donnant l’envie irrépressible de dessiner dessus. Ce qu’il commença à faire, penché en arrière sur sa chaise. Toutes les distractions semblaient bonnes pour le détourner de sa punition.
- « Ca avance ces dossiers, Marcus ? Intervint Jackson, sans prévenir de son intrusion dans la sale. A moins que vous ne préféreriez nettoyer les carreaux ?
L’intéressé sursauta sur son intervention, se rattrapant in extrémiste à son bureau, tandis que la chaise sembla vouloir partir sans lui.
- C’est un en cours, monsieur ! Qu’il s’exclama, comme un bon petit soldat, en réajustant son siège, faisant semblant d’être concentré sur son écran.
C’est fou. Parce qu’avoir un grand père, ainsi qu’une mère écrivain, ça ne l’aidait pas à apprécier cette discipline. Pourtant il adorait lire, mais écrire…
L’homme eut un léger sourire, puis soupira en regardant sa montre.
- Vous verrez ça demain matin. J’ai bien peur que si je vous laisse ici, demain je ne vous retrouve dans la même position. Son dossier claqua plusieurs dans le plat de sa main. Mais venez me voir dans mon bureau. » Acheva-t-il, avant de tourner les talons.
A ses mots, le "prisonnier" bascula la tête en arrière, singeant une agonie, avant de laisser retomber son front sur le clavier. Clavier qui lui exprima son mécontentement, en lui renvoyant dans les oreilles, un son des plus aigue. Produit par il ne savait quel miracle de raccourcis clavier.

Les convocations dans le bureau il détestait ça le mutant. Qui aimait ça d’ailleurs ? Surtout quand son employeur tiens son CV entre ses mains. Ça lui donnait soudainement envie de le figer sur place et de partir en courant. Cependant il ne comptait pas le virer. Pas encore… Mais il aurait peut être préféré, compte tenu de ce qu’il lui annonçait.
QUOI ?! Quoi ?! Quoi ? Quoiiiiiii ? Keuwa ? Croa ? Croa ?... C’est bien ce que voulait dire, son expression de carpe à l’agonie, sa bouche ouverte, alors que son esprit criait en crapaud. Nan la blague n’était pas drôle. Ou alors il n’avait pas bien entendu. Alma allait remettre ses piles, et on reparle après hein.
- « Je sais très bien que c’était n’était pas de ta faute. C’est une chose qui nous ait tous arrivé. Cependant, ça pourrait être un plus pour toi. Il arrive, parfois, que le brevet de secouriste ne soit pas suffisant. Il lui tapota l’épaule. Tu y réfléchis ? Tu vas avoir du temps, de toute façon. »

Réfléchir, réfléchir… C’était déjà tout réfléchit pour lui oui. Comme si l’accident avec le vieux Miles ne l’avait pas assez secoué comme ça. Fort heureusement, il était en vie. Cependant retrouver ce pauvre vieux au bas de ses escaliers, ça l’avait mit dans tous ses états. S’il était parvenu à rester à peut près maître des ses émotions, jusqu’à l’arrivé des secours, la crise d’épilepsie qui en avait suivit indiquait qu’il n’était pas tant tailler pour ce genre de circonstance. Et pourtant il avait fait un stage en gériatrie, il y a quelques années à Cleveland. L’homme avait été confronté à la mort, mais pas au soin d’urgence de ce type. Il savait que ça partait d’un bon sentiment, que Jackson le pousse à faire un stage aux urgences. Lui, ainsi que tous ses collègues avaient été très inquiets à son sujet. Mais quand même… Ça revenait à demander ça à… Maya…

Sentant une légère angoisse lui couler le long de l’échine, ses pas le conduire, non pas chez lui – ou Jack devait l’attendre pour sortir – et encore moins chez Diana, mais dans un bar. Ce qui était une trèèèès bonne idée en soi. En effet, le bar était bien plus proche de son lieu de travail, que de l’appartement. Bien joué Marcus.

Se perchant sur un des tabourets du bar, il commanda une bière anglaise, histoire d’avoir un goût de chez lui en bouche, pour se donner du courage. La si bonne idée. Vraiment. C’est vrai que de dénicher du courage dans le fond d’un verre, ça lui réussissait toujours. N’est ce pas ? Il aurait aussi put attendre demain. Aller la voir directement. Demander à quelqu’un d’autre ? Mais non. Lui et sa logique… S’il vous plait, le Marcus est-il livré avec mode d’emploi ? Sa mère n’a pas dû avoir le temps de le rédiger…
Sortant son téléphone de sa poche, il balayait les contacts à la recherche de la conversation. Puis comme tout à l’heure, il observa bêtement le curseur. Se disant que s’il l’observait assez longtemps, son message allait s’écrire tout seul. Et pourtant l’infirmière n’était pas un monstre. Loin de là. Elle était patiente, gentille – dans la mesure du possible – et elle avait un beau sourire. Bon d’accord, elle pouvait se montrer dure parfois, cependant elle parvenait encore à le supporter sans l’étrangler. Elle était une très belle femme aussi, et il adorait sa voix, de surcroit. Si l’homme n’avait pas eu un faible exclusif pour les brunes, sans doute qu’il aurait finit par tomber sous son charme. Mais voilà, malgré toutes les qualités qu’il pouvait lui trouver, il émanait d’elle un certain danger. Et si beaucoup d’hommes appréciaient la sensation de danger chez une femme, le mutant, lui, ça avait plus tendance à le faire fuir. Il l’admettait depuis longtemps : Maya lui faisait peur…
Alors l’idée de travailler avec elle…
Posant le téléphone sur le comptoir, Marcus choisi de jeter son dévolu sur la bière. La finissant sans doute un peu trop rapidement, compte tenu du temps qui s’était passé entre son dernier repas solide, et ce repas liquide. Ce qui ne l’empêcha pas de commander autre chose, enchainant sur un alcool un peu plus fort. Entrant irrémédiablement dans son cercle vicieux. En règle générale, chez lui une angoisse en entrainant une autre…

Se sentant un peu plus, transporté, et détendu. Il se saisit à nouveau du portable, bien déterminé à… Rien du tout en faite… Son esprit vogua vers d’autres horizons, vers une autre personne… Une personne dont il était moins difficile de lui écrire quelques mots. Juste pour lui dire qu’elle lui manquait. Hélas son esprit pensait plus que ses doigts n’agissaient. S’il croyait dur comme fer avoir changé de conversation, il n’allait pas tarder à payer l’idiotie de son erreur…
sms:
 

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MessageSujet: Re: [Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.   Sam 23 Sep 2017 - 14:57



❝Pissing me off.❞
Macus & Maya



Les yeux collés à son écran et les sourcils courbés dans une expression perplexe qui allait certainement lui coller des rides, Maya relisait pour la bonne dixième fois et avec une incrédulité parfaite les messages qui défilaient sur son portable. Il y a avait beaucoup trop de mots qui ne plaisaient pas à la jolie blonde... à commencer par une utilisation répétée du verbe manquer... Quoi que l'appellation Tagada entrain très bien en compétition également. En tout cas, elle était quasiment certaine que Marcus s'était trompé de destinataire lorsqu'il lui avait envoyé cette longue liste de mots doux à la répugnante odeur de pétales de roses. 
Bien qu'à vrai dire, avec Marcus, Maya avait appris à savoir toujours envisager toute opportunité et à radier le mot "normalité" de son existence. Quel étrange et agaçant personnage qui n'avait de cesse de revenir dans sa vie.... Ce qui rappelait drôlement quelqu'un d'autre à la chasseuse. Quelqu'un d'ailleurs qui semblait étrangement cité dans les messages. Enfin pour ça le doute était fort peu possible : Maya ne connaissait pas beaucoup de prénoms pouvant se réduire en Jedi et encore moins de personne s'appelant Jedikiah. Si ça continuait comme ça, il allait falloir que Zoë et elle (ou juste elle) envisagent de s'en aller à nouveau. Et ça, Maya ne le voulait pas. 
Si elle s’interdisait de s’attacher à tout être humain, elle s’était en revanche permis d’apprécier Radcliffe mais aussi son travail à l’hôpital. L’ambiance lui plaisait, les libertés qu’on lui laissait lui plaisaient. La belle blonde ne voulait pas partir, pas encore. Alors il faudrait certainement qu’elle mette quelque points sur les i.
Son portable vibra encore une fois, immédiatement suivit d’un regard agacé. Mais cette fois ci, les textes d’un poétique tout relatif firent place à une image. Une bière et un sous verre sur lequel figurait une inscription. La photo était un peu floue, mais Maya avait réussit à lire le nom de bar et elle se redressa vivement de sa chaise, attrapant à la voilée dans l’entrée sa veste et ses clefs... Avant de faire demi tour pour réaligner correctement sa chaise avec les autres, puis de sortir enfin. Au début, Maya avait pensé régler le souci une prochaine fois, elle était de toute manière certaine qu'elle reverrait très bientôt Marcus, il trainait de toute manière beaucoup trop à l'hôpital... Et dans ses pattes. Mais trainer ses ennuis n'était pas du genre de la jeune femme. Et peut-être était elle aussi un peu motivée par la curiosité, peut être aussi appréciait elle un peu Marcus et voulait elle voir s’il allait bien... Non ça c’était impossible ! Cette épine dans le pied qu’il représentait ne méritait pas d’autre attention que pour l’arracher ! Dans la ruelle, la chasseuse envoya ses cheveux blonds dans son dos d'un geste de la main et accéléra le pas.

La porte s'ouvrit facilement, peut-être trop facilement à cause de ses gonds abîmés par le temps et la fréquentation et Maya put bientôt lancer son regard noir sur l'ensemble de la salle avant que ses yeux ne s'arrêtent sur une silhouette accrochée au comptoir. La jeune femme traversa la salle avec l'air du bourreau venait décharger le condamné du poids de sa tête, puis s'arrêta juste à côté de Marcus, les bras croisés sur sa poitrine. La jeune femme libera tout de même une main pour poser son portable allumé sur le comptoir collant, juste sous les yeux du brun, faisant bien attention à aligner l'objet avec le rebord du support à verre, dans un geste réfléchi mais agacé.

- C'est quoi toutes ces conneries ?

Sa voix était tranchante.

- A ton avis, tu crois que tes 65% d'eau du corps sont composés à combien de pour-cents de bière maintenant ?

Puis se rendant compte qu'il était encore capable d'y réfléchir sérieusement et que cette conversation pourrait certainement leur prendre le reste de la nuit, Maya s'empressa d'ajouter :

- Laisse tomber, c'était pas une vraie question.

Peut-être venait-elle d'échapper à la catastrophe, peut-être la catastrophe venait-elle à peine de commencer... Quoi qu'il en soit, la belle blonde ne tarderait certainement pas à le savoir.


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MessageSujet: Re: [Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.   Ven 6 Oct 2017 - 0:45

My only mistake, is to be an idiot.
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Un idiot, il était vraiment un gros, un énorme, un méga, idiot. Du moins c'est la réflexion qu'il se serait fait, s'il s'était aperçu qu'il avait envoyé ses sms au mauvais destinataire. Et quel destinataire… Mais sur le principe, il était tout aussi idiot d'aller chercher du courage au fond d'un verre, tout en sachant qu'il se trouvait difficilement modéré en matière de bière, et que nappant les profondeur du verre, au milieu des vestiges de mousse ambrée, il n'y trouverait rien d'autre que sa maladresse, ainsi que sa profonde débilité. En soit le mutant ne pouvait pas vraiment être qualifié d'alcoolique, avec son épilepsie ce serait suicidaire. Cependant, il était clair qu'il avait un problème avec l'alcool. Facilement entrainable, difficile à stopper. Buveur modéré, mais buveur quand même…

C'est dans ce cercle vicieux qu'il s’entrainait encore et toujours. Déjà épuisé, peu être un peu stressé, qu'il se trouvait, l'alcool n'arrangeait rien. Parce que ça lui permettait d'oublier un peu tout ce qui se bousculait dans sa tête. Le trou béant que l'absence de son frère laisserait à jamais, d'abord, la séparation avec Diana, ensuite. Bien trop proche pour être uniquement qualifié d'amis, mais bien trop lâche pour construire quoi que ce soit de solide. Pour ce qui le concernait, en tout cas.
Puis venait, comme tout le monde, les problèmes de boulot. Pour lui c'était l'événement du pauvre vieux Miles et de sa chute dans les escaliers, qui marquait encore son esprit. Les licornes soient louées, il était toujours en vie, mais il y avait eut tellement de sang… Rien que d'y penser ça lui en donnait encore des frissons.
Marcus était un dépressif profond, il le savait, on lui avait dit à l'hôpital. Néanmoins il s'efforçait de le cacher plus aux autres qu'à lui même, compensant avec son imbécilité. Après tout, les clowns ne peuvent pas être tristes. Si ?
La bière se trouvait être un bon moyen de réveiller cette imbécilité, et de mettre au rencard sa capacité de réflexion. C'est pour ça qu'il finit par se passionner pour les bulles qui virevoltaient dans le fond de son verre, s'amusant à les prendre en photo. En soit, y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard, seulement sans réponse de Diana derrière, le téléphone n'avait plus vraiment le même intérêt. D'ailleurs ça l'étonnait qu'elle ne lui ait pas donné de réponse. Elle qui trouvait toujours le moyen d'en remettre une pièce, lorsqu'il était dans cet état. A croire que ça l'amusait. Mais bon, il aussi était assez bête pour répondre aux magnifiques perches qu'elle lui tendait. Seulement, il fallait avouer que la tentation se trouvait trop belle.

Au bout d'un moment, l'homme finit par s'ennuyer. Jack devait l'attendre, et il n'allait pas non plus fusionner avec le tabouret à la longue. Le rôle de pilier de comptoir ne lui allait pas du tout. Sortant ses clefs de sa poche, comme si son appart se trouvait à deux mètres, son regard croisa celui du barman. Ses lèvres étouffèrent un rot des plus indiscrets, puis il ajouta qu'il était en bus. Carte de bus qu'il agita d'ailleurs sous le nez de l'employé, avant de la remettre dans sa poche. Ce serait dommage de la perdre. Tout comme ses clefs d'ailleurs. Pourquoi il les avait sortit ?
L'homme soupira en regardant la choppe vide, se prenant à penser sur ce que Charlie pourrait bien penser de lui. Qu'est ce qu'il dirait en voyant son petit frère à jamais dépressif, masquant cet état autant aux autres qu'à lui même. Compensant par ses idioties. Des coups de cahier c'est ce qu'il méritait. Comme son jumeau faisait souvent avec son journal, dans lequel il le voyait souvent écrire frénétiquement. Ou bien qu'il l'emmènerait sur la glace. Les deux frères ne s'étaient jamais battus, ce n'était pas constructif. Ils avaient toujours préféré régler leur différent sur la glace, ça leur permettait souvent de gagner.
Nouveau soupir. Le mutant ferait mieux de rentrer chez lui, plutôt que de ressasser ce passé. Sinon il allait se mettre à pleurer, et ça allait être moche. Posant les sous sur le comptoir, il se leva, sans remarquer la tornade blonde qui venait de rentrer dans le bar. Une tempête qu'il avait lui même provoqué, sans le savoir. Se trouvant littéralement nez à nez avec… Maya ?, ses fesses retrouvèrent le tabouret bien plus vite qu’elles ne l’avaient quitté. Que diable faisait-elle ici ? Et à la vue de son visage, tendu par la colère, et de ses mots, ce n'était pas dû à un fortuit hasard. De quoi elle parlait ? Quelle connerie ? Son cerveau tournait un peu au ralentit, et sur le coup il ne comprit pas, jusqu’à ce que son téléphone se retrouve aligné avec son verre. Tiens, elle aussi se passionnait pour les bulles en fond de verre ? Et d’ailleurs c’est marrant, ça ressemblait à ce qu’il avait pris en photo tout à l’heure… Mais attend… Il eut envie de remonter les messages pour vérifier une chose, cependant c’était le téléphone de Maya, le brun n’avait pas envie de se faire briser les doigts. Alors il vérifia sur son propre portable… et devint d’un coup blême. Quel idiot, quel imbécile, quel triple buse… Il pensait avoir changé de conversation… Pensait… Ce concept devait échapper à son cerveau depuis qu'il avait quitté le boulot. Penser il n'en semblait pas en être capable depuis le début de la journée. Et ça n'allait pas en s'arrangeant. Pertinente était la question de la blonde, seulement s'échappait la réponse à lui. Même Yoda n'aurait pas trouvé mieux.

Son regard passa de son téléphone à sa chope vide, puis de sa chope vide à son téléphone. Comme si l'un ou l'autre allait lui donner une réponse valable. Seulement les objets ne parlaient pas, et malgré l'avancé technologique il n'existait pas encore l'application "réponse intelligente en situation de merde". Ça pourrait servir pourtant. Parce qu'il ne savait pas quoi lui dire. A part la regarder, comme un gosse prit à faire une bêtise. «Je suis désolé, je me suis trompé de numéro ». De quoi se décrédibiliser, parce qu'au bout de six messages, il aurait put s'en rendre compte. Diana, Maya… Ok y avait deux a, mais le reste des lettres n'avaient rien de semblable. A, a… une erreur stupide pour deux voyelles jumelles, un trop d'alcool, ainsi qu'un manque de réflexion. Deux lettres qui se moquaient. Devait-il alors rester moqueur ? « Sinon tu m'aime quand même ? Si t'es là c'est que je te manquait un peu ?». Non, partir sur ce registre et elle lui ferait sauter la tête comme un bouchon, avant de lui arracher un bras et de la frapper avec. « Tu veux plutôt un verre d'eau ?». Bien sûr, une connerie de plus, ou de moins. Au pire, là il se prendrait un pain.
Mais l'homme ne pouvait pas rester éternellement muet, à la regarder comme un condamné admire son bourreau, avant l'exécution de la sentence. Maya lui faisait peur, c'était indéniable. La sueur froide qui lui coulait le long du dos en attestait. Si depuis tout ce temps qu'ils se connaissaient, le brun avait réussis à causer de l'irritation chez elle, là il avait déclenché sa colère. Lui qui s'était toujours dit qu'il ne voudrait jamais la voir dans cet état, en être à la fois l'objet, et le déclencheur… Là le mutant souhaitait seulement disparaître.

Mais dit quelque chose Marcus. Ne reste pas comme ça, tel l'idiot du village que tu es. Allé dis un truc à peu près intelligent. Fais marcher ton pauvre cerveau, qui mouline autant qu'un pc de quinze ans sous vista !
Ses lèvres s’entrouvrirent enfin…
- « Je suis un chat… ! » Qu’il échappa avec la voix d’un gamin de trois ans.
Bravo Marcus… Vraiment… D’une intelligence sans nom ! On aurait pas trouvé mieux, mais vraiment. C’était une question ou une affirmation ? « Je suis un crétin » aurait été bien plus véridique. On avait dit intelligent, et la seule chose à laquelle il avait pensé c’était la chute d’une blague, qu’on lui avait raconté il y a longtemps… La cerise sur le gâteau. Le fromage sur la patate. Le caramel sur la pomme.
Pourquoi un chat d’ailleurs ? Parce qu’il s’imaginait que dans la profondeur de son cœur de glace, elle pourrait fondre devant un chat ? Le mutant faisait plus figure de Mogwai, que de mignon petit chaton. Ou plutôt de gremelins… Envahissant, bruyant, et archi casse couille. Tout Marcus…
Mais sinon il ne pouvait pas rester sur cette seule phrase. Si ? Non ?
- « Et sinon… Finit-il par ajouter sur le même registre, avant de se racler la gorge pour retrouver une voix à peu près normale. Tu veux boire quelque chose… ? »
Allé, maintenant y avait plus qu’à attendre la baffe. Il la méritait après tout ?

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MessageSujet: Re: [Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.   Jeu 12 Oct 2017 - 22:05



❝Pissing me off.❞
Macus & Maya



Abasourdie ou enragée, Maya n’aurait réellement sut choisir quand, après une éternité de silence, Marcus réussit enfin à lâcher quelques mots :

 «  Je suis un chat. » 

Donc non seulement elle avait poireauté pendant des plombes le temps que l’homme sorte de sa torpeur alcoolisée - moment pendant lequel la chasseuse avait déjà prit sur elle pour rester patiente et silencieuse, bien que ses yeux continuaient toujours à fusiller Marcus avec ferveur - mais en plus maintenant il lui sortait ça ! Comment pouvait-on répondre à une phrase pareille autrement qu’en collant un revolver entre les deux yeux pour libérer son interlocuteur de sa pauvre existence ? La belle blonde ne le savait pas, mais elle n’avait pas de revolver, alors elle se contenta de rester interdite en attendant que d’autres mots viennent à son vis à vis. Fallut-il attendre pour le restant de l'éternité... Peut-être qu'à un moment elle aurait simplement fini par faire demi-tour, sans rien dire, en le laissant planté là. Et elle aurait sûrement mieux fait de faire ça, oui.

 «  Et sinon…Tu veux boire quelque chose… ? » 

Maya considéra Marcus, le dévisagea, usa son visage avec ses yeux si c'était seulement possible. A cet instant là, son cerveau en activité si constante semblait s'être arrêté. Un instant seulement face à cette improbable situation.  

- Non, je ne veux rien boire.

En jetant à peine un regard en coin au barman qui semblait avoir remarqué son air parfaitement désintéressé par les attributs de l'endroit. Tant mieux. Au moins une personne à laquelle elle n'aurait pas besoin de s'adresser !

- Et toi non plus tu ne veux rien boire !

Pour qui se prenait-elle ? Sa mère ? Peut-être. Après tout, Marcus avec parfois l'air maladroit des enfants dont Maya s'occupait à l'hôpital. Mais avec lui c'était différent : il était un adulte. Et la belle blonde n'aimait pas les adultes. Encore une fois, ça lui rappelait quelqu'un d'autre. La jeune femme chassa cette idée de sa tête. En même temps, son regard glissa vers le bas, inévitablement attiré par quelque chose de brillant. Une clef.

- Tu comptais rentrer chez toi, là ?

Avec sa voix piquante, pleine de reproches. Maman Maya. Mais elle était en colère, parce qu'il l'avait dérangé de sa tranquillité, parce qu'il la faisait réfléchir, parce qu'il l'a faisait s'adresser à des êtres humains ! La Hunter ne voulait pas de tout ça. Et pourtant elle était là, à se mêler de près ou de loin de ce qui ne la regardait pas parce que mine de rien, il était hors de question que la chasseuse soit sortie de chez elle pour rien !


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[Mayarcus] My only mistake, is to be an idiot.

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